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(Agence Ecofin) - Au Kenya, Safaricom veut s’attaquer au marché des VTC (véhicule de tourisme avec chauffeur) et se poser en concurrent d'Uber. Le leader kényan des télécoms a récemment annoncé qu’il lancerait, dans les prochaines semaines, une application baptisée ‘’Littlecabs’’, en association avec le développeur Craft Silicon, basé à Nairobi. «Safaricom aidera au développement de l’application et offrira la connectivité de son réseau. Nous installerons également le wi-fi dans les véhicules qui s’enregistreront sur ‘’Littlecabs’’ et nous utiliserons notre solution de paiement mobile M-Pesa pour permettre de régler les courses.», a expliqué Bob Collymore, le PDG de Safaricom.

 

Le dirigeant a également tenu à spécifier que ‘’Littlecabs’’ se posait en rival d’Uber qui est présent dans la première économie d’Afrique de l’Est, depuis l’an dernier. «Il s’agit effectivement d’un rival d’Uber. Ce concurrent local proposera de meilleurs services à des coûts plus abordables pour la communauté.» Pour Bob Collymore, l’entrée de sa compagnie sur ce marché procédait d’un désir de diversifier ses sources de revenus.

Cette manœuvre s’inscrit également dans une vision globale qui vise à faire de Safaricom une plateforme de fourniture de services plutôt qu’un simple opérateur de téléphonie mobile. «L’orientation de notre compagnie est de s’imposer comme plateforme», affirme-t-il, donnant en exemple les partenariats avec les banques locales qui utilisent M-Pesa pour prêter de l’argent à leurs clients ou encore son association avec M-Kopa qui fournit de l’électricité solaire aux Kényans. Revenant sur le plus grand succès de sa société (M-Pesa), il affirme : «Quand M-Pesa a été lancé, il ne s’agissait pas d’un grand projet. Il s’agissait d’une initiative qui tombait sous le sens. Et maintenant il fournit 20% de notre bénéfice.» S’il doute de voir ‘’Littlecabs’’ répéter ce succès, il n’en pense pas moins que l’application pourrait se poser en facteur de développement de la communauté.

 

Il faut cependant souligner qu’au Kenya, l’arrivée des VTC ne s’est pas fait sans son lot de réticences et de protestations, notamment de la part des chauffeurs de taxi. En février dernier, six hommes ont essayé d’assassiner un chauffeur Uber et d’endommager son véhicule.

 

Cette année, Safaricom s’attend à des résultats positifs, portés par une solide présence sur la fourniture de services d’appel, une demande plus grande de la data notamment auprès des jeunes et la vente de smartphones.

 

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