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Les fonds souverains sont des fonds d’investissements publics qui répondent à 3 critères principaux:

  • Ils sont possédés ou controôlés par un Etat
  • Ils gèrent des actifs financiers dans une logique de long terme
  • Leur politique d’investissement vise à atteindre des objectifs précis, tels que l’épargne intergénérationnelle, la diversification du PIB, ou encore la stabilisation de l’économie.

Leurs ressources résultent de l’accumulation d’excédents de la balance courante, provenant soit d’exportations de matières premières, soit d’un excédent d’épargne nationale; Certains fonds bénéficient du transfert d’une partie des réserves de change de la Banque Centrale.

 

On compte aujourd’hui plus de 50 fonds souverains en activité dans le monde, le premier étant le Abu Dhabi Investment Authority, avec plus de 600 milliards de dollars d'actifs sous gestion, devant le Government Pension Fund, fonds souverain norvégien, et la Chine et son fonds SAFE Investment Company.

L’un des premiers fonds souverains africain a été crée en 1994 par le Botswana, le Pula Fund, son but est de préserver une partie des revenus des exportations de diamants pour les générations futures; Plusieurs pays africains ont donc suivi, les plus puissants aujourd’hui étant le Fonds de Régulation des Recettes (Algérie) et le Libyan Investment Authority, avec respectivement plus de 77 milliards et 70 milliards de dollars d’actifs sous gestion ;On compte ainsi aujourd’hui une dizaine de fonds souverains africains en activité.

 

Ce document fait un état des lieux des fonds souverains africains, existants ou en cours de développement, en se concentrant principalement sur les raisons de création, l’origine des fonds et le mode de financement, la stratégie d’investissement et la situation récente du fonds en question.

Le document est mis à jour au fur et à mesure de nouvelles informations sur les fonds.

 

Les fonds souverains étant connus pour leur opacité, fortement montrés du doigt pendant et après la crise des subprimes, deux modes de notation ont été développés afin de mieux appréhender leur transparence et leur mode de gestion, il s’agit du Transparency Index du Sovereign Wealth Fund Institute, et du Truman Index développé par l’économiste Edwin Truman.

 

Linaburg-Maduell Transparency Index

Le Linaburg-Maduell Transparency Index, ou Transparency Index, est un indice de notation de la transparence des fonds souverains, développé par Carl Linaburg et Michael Maduell, co-fondateurs du Sovereign Wealth Fund Institute.

L’indice est basé sur 10 critères d’évaluation qui dépeignent la transparence des fonds souverains au public, chacun des critères attribuant 1 point ou non à la notation du fonds, selon que le critère est respecté par le fonds ou non. Le rating minimum pour un fonds est de 1, cependant le Sovereign Wealth Fund Institute estime à 8 le rating minimum pour qu’un fonds ait un niveau de transparence acceptable.

 

Point Principes du Linaburg-Maduell Transparency Index
+1 Le fonds fournit son historique, raisons de création, origine des fonds et structure de gouvernance
+1 Le fonds fournit des rapports annuels à jour
+1 Le fonds fournit les pourcentages de participation et répartition géographique
+1 Le fonds fournit le montant de son en-cours et rendements
+1 Le fonds fournit ses directives en termes d'éthique, politique de participation et d'investissement
+1 Le fonds fournit ses objectifs et stratégie
+1 Si applicable, informations sur les filiales et contacts
+1 Si applicable, informations sur les managers externes
+1 Site Internet
+1 Informations sur le siège, adresse, contacts

Les notations sont mises à jour par l’institut au fur et à mesure de nouvelles informations sur les fonds.

 

Truman Index

A la différence du Linaburg-Maduell Transparency Index qui n’évalue que la transparence des fonds souverains, le Truman Index est basé sur 25 questions posées aux fonds souverains évaluant à la fois la transparence, la structure, la gouvernance et la comptabilité de ceux-ci.

Il s’agit de questions fermées (Oui / Non) attribuant 1 point pour une réponse « Oui » et 0 sinon, certaines réponses autorisant des points intermédiaires du type 0.25, 0.50, 0.75.

La note maximale est de 25.

 

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