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(Agence Ecofin) - C’est désormais officiel. Le premier eurobond de l’histoire des finances publiques camerounaises n’a permis de récolter qu’environ 375 milliards de francs Cfa, sur les 750 milliards de francs Cfa attendus, a indiqué le ministre des Finances, Alamine Ousmane Mey (photo), en défendant le 2 décembre 2015, le projet de loi de Finances 2016 de l’Etat du Cameroun devant la Commission des Finances de l’Assemblée nationale.

 

Cependant, a précisé le Ministre Ousmane Mey, l’enveloppe obtenue dans le cadre de cette opération de mobilisation de fonds n’est pas la conséquence d’un désintérêt des investisseurs. Selon lui, bien que les fonds aient été disponibles pour lever la totalité des ressources sollicitées, le gouvernement et ses arrangeurs ont dû revoir leurs ambitions à la baisse, «découragés» qu’ils étaient par des conditions du marché extrêmement rigides et défavorables pour le Trésor public camerounais.

 

Cette rigidité du marché a, par exemple, poussé l’Angola à reporter en septembre dernier l’émission de son eurobond de 1,5 milliard de dollars. Lequel eurobond a été finalement émis en novembre et a été souscrit à un taux d’intérêt de 9,5% sur 10 ans. Attitude similaire pour le Ghana, qui, malgré une garantie de la Banque mondiale, a également hésité en octobre 2015 avant d’émettre son eurobond d’un milliard de dollars. Le Trésor public ghanéen n’a réussi cette opération qu’en consentant à servir aux investisseurs un taux d’intérêt de 10,75%, mais pour une maturité de 15 ans.