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(Agence Ecofin) - Face au risque de récession, la Banque centrale du Nigeria a décidé d’une baisse surprise de son principal taux directeur de 12,5 à 11,5%. L’institution espère stimuler l’économie marquée par une inflation en hausse, grâce à l’octroi de crédits moins chers aux entreprises et particuliers.

 

La Banque centrale du Nigeria (CBN) a décidé le mardi 22 septembre, d’abaisser son principal taux directeur de 12,5 à 11,5%. L’annonce a été faite par Godwin Emefiele (photo), gouverneur de l’institution.

 

En stimulant le crédit, le Comité de politique monétaire (MPC) de la CBN espère faire face à une récession qui menace le pays depuis l’arrivée de la pandémie du coronavirus. D’après les responsables, cette action permettra de fournir des crédits moins chers pour améliorer la demande globale, stimuler la production, réduire le chômage et soutenir la reprise de la croissance de la production.

Sur les 10 membres du MPC, six ont voté en faveur de la mesure, la deuxième du genre depuis le début de l’année. Cette décision intervient dans un contexte économique marqué par une inflation en hausse au Nigeria, dépassant les prévisions de la Banque centrale.

 

En raison des restrictions visant à ralentir la propagation du coronavirus, le coût des denrées alimentaires déjà en hausse après les dernières mesures protectionnistes d’Abuja, a flambé. A cela s’ajoute une baisse des cours du pétrole, principal produit d’exportation du pays qui a entraîné une chute de ses réserves de dollars et de son PIB.

 

De plus, la décision du gouvernement de mettre fin aux subventions sur le carburant a entraîné une hausse du coût des produits pétroliers alors que le pouvoir d’achat des populations ne suit pas la même tendance.

 

D’après de nombreux analystes, aucune mesure de stimulation de crédit ne suffira à relancer l’économie tant que le président Buhari maintiendra les restrictions sur l’accès aux devises étrangères pour les importations de denrées alimentaires et d'engrais, et que les autres principaux problèmes de l’économie n’auront pas été réglés.

 

« Toute politique qui se concentre uniquement sur la stimulation de la croissance du crédit sans une réorganisation majeure des goulots d'étranglement structurels de l'économie aura peu d'effet sur l'offre de crédits moins chers pour stimuler la production », a déclaré Oluwasegun Akinwale, chargé de recherche à la Nova Merchant Bank Ltd cité par Bloomberg.

 

Pour rappel, dans le pire des scénarios, le Nigeria s’attend à enregistrer une récession de l’ordre de 8,9% en 2020. Pour le dernier trimestre de l’année ou au plus tard au premier trimestre 2021, la Banque centrale s’attend à renouer avec une croissance positive après la contraction économique de 6,1% en glissement annuel, enregistrée au second trimestre 2020.

 

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