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(Agence Ecofin) - Le Parlement égyptien a adopté, le 29 août, une loi instituant une taxe sur la valeur ajoutée de 13% afin de renflouer les caisses de l’Etat qui ont été mises à mal par la dégradation de la situation économique consécutive au soulèvement populaire contre le régime de Hosni Moubarak en 2011.

 

Cette taxe devrait passer à 14 % au cours du prochain exercice, selon le texte qui a provoqué des discussions houleuses dans l’hémicycle. Plusieurs députés se sont opposés à la proposition initiale du gouvernement de fixer la taxe à 14% et suggéré un taux de 12% dans le souci d’éviter une envolée de l’inflation. Le taux de 13% retenu durant la première année a résulté d’un compromis proposé par le ministre des Finances, Amr El-Garhy.

La loi, dont l’adoption a été reportée, à maintes reprises, fait partie d'un programme de réforme fiscale visant à limiter le déficit budgétaire en trouvant de nouvelles recettes fiscales et en réduisant les subventions aux produits énergétiques.

 

La nouvelle législation devrait en effet élargir l'assiette fiscale dans un pays où le gouvernement peine à collecter efficacement l'impôt sur le revenu en raison d'une importante économie informelle et de la propagation de l'évasion fiscale à grande échelle.

 

La nouvelle taxe sur la valeur ajoutée ne concernera cependant pas les biens et services de base afin de protéger les couches les plus pauvres de la société contre la hausse des prix.

 

L’économie égyptienne, qui a été saignée à blanc par la baisse de la fréquentation touristique et la fuite des investisseurs étrangers dans le sillage de la chute du régime de Hosni Moubarak, peine encore à remonter la pente. Les réserves de change du pays le plus peuplé du monde arabe ont fortement chuté, passant de 36 milliards de dollars avant le soulèvement de janvier 2011 à 15,5 milliards à fin juillet dernier.