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(Agence Ecofin) - Le Crédit agricole du Maroc (CAM) est devenu le premier établissement de crédit marocain à obtenir un agrément pour ouvrir une banque islamique, a-t-on appris à la lecture du Bulletin officiel n°6498, publié ce jeudi 15 septembre sur le site du Secrétariat général du gouvernement.

 

Un décret du ministère de l'Economie et des finances daté du 6 septembre autorise en effet le Crédit agricole du Maroc à créer une nouvelle banque participative, selon le Bulletin officiel.

 

A travers cette nouvelle banque halal, le Crédit agricole «ambitionne de se positionner comme un acteur-clé de la finance participative, et spécifiquement dans le monde rural, en drainant une clientèle qui n'a pas recours aux banques traditionnelles», précise ce décret. Le Crédit agricole sera actionnaire de la nouvelle banque à hauteur de 51%. Le reste sera détenu par la Société islamique de développement du secteur privé, filiale de la Banque islamique de développement (BID). Le capital de la nouvelle banque sera, initialement, de 200 millions de dirhams (environ 19,5 millions de dollars). À terme, il sera relevé à 400 millions de dirhams.

La Banque centrale marocaine avait annoncé, fin juin dernier, avoir reçu dix demandes d’agrément de banques islamiques émanant de groupes locaux et étrangers, indiquant que les premiers établissements halal devraient entamer leurs activités d’ici fin 2016.

 

Selon une récente enquête réalisée par l’agence Reuters, l’Institut islamique de recherche et de formation, rattaché à la Banque islamique de développement (BID), et le cabinet conseil Zawya, 98% des Marocains ont manifesté leur intérêt pour les produits bancaires islamiques.

 

Cette enquête menée auprès d’un échantillon représentatif de 800 personnes âgées de 18 à 55 ans a révélé que 84% des Marocains étaient intéressés par les produits bancaires islamiques, souhaitent que ces produits soient moins coûteux que ceux offerts par les banques traditionnelles. 43% des sondés ont cependant affirmé qu’ils ouvriraient des comptes bancaires auprès des établissements islamiques, même si les produits bancaires halal s’avèrent plus chers que les services bancaires traditionnels. Plus catégoriques, 30% ont déclaré qu’ils n’utiliseront plus que des produits financiers islamiques.