Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

(Agence Ecofin) - Après avoir émis avec succès un eurobond de 4 milliards de dollars, l’Egypte pourrait lancer de nouveaux emprunts obligataires libellés dans d’autres devises étrangères, a annoncé le ministre des Finances, Amr El Garhy, le 29 janvier.

 

«Ces devises étrangères comprennent notamment le yen japonais et le yuan chinois, mais il est trop tôt pour parler des délais ou de la taille des prochaines émissions», a précisé M. El Garhy lors d’une conférence de presse.

 

L’Egypte avait émis la semaine écoulée des euro-obligations pour 4 milliards de dollars, soit 1,5 milliard de dollars de plus que le montant annoncé précédemment, suite à une forte demande. Le carnet de commandes global pour ces euro-obligations réparties en trois tranches a en effet dépassé 13,5 milliards de dollars. Le pays le plus peuple du monde arabe a également obtenu des taux d’intérêt plus bas que prévu.

En novembre dernier, le ministre égyptien des Finances avait annoncé que le gouvernement envisage de lever jusqu'à 6 milliards de dollars grâce à l’émission d'eurobonds en 2017.

 

Le programme d’émission d’eurobonds intervient à un moment très critique pour l’Egypte. Environ deux mois après la libéralisation du taux de change de la monnaie locale, qui était l’une des conditions imposées par le FMI aux autorités pour le déblocage d’un prêt de 12 milliards de dollars, la livre égyptienne a perdu plus de la moitié de sa valeur par rapport au dollar. Dans le même temps, l'inflation a grimpé suscitant le mécontentement de la population, dont la moitié environ vit près ou au-dessous du seuil de pauvreté.

 

Avec un ratio dette extérieure /PIB de 18%, un niveau beaucoup plus bas que ceux des grands pays émergents comme l'Inde ou la Russie, l’Egypte a cependant une la possibilité d’emprunter davantage sur les marchés internationaux.

 

«Si l'on considère un niveau confortable de 25% du PIB, cela donnerait à l'Égypte la possibilité d'emprunter au moins 20 à 25 milliards de dollars de plus par le biais d'obligations internationales», a indiqué Allen Sandeep, le directeur du département recherche de la firme de courtage Naeem Brokerage, cité par Reuters.

 

x

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts.  En savoir plus.

x

Newsletter