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(Agence Ecofin) - L'Afrique du sud du très contesté président Jacob Zuma continue de résister à la série de mauvaises nouvelles dont elle fait l'objet depuis le début du mois d'avril 2017, lorsque les agences de notation ont abaissé sa note souveraine, à la suite du limogeage de son ex-ministre des finances, Pravin Ghordan.

 

Le pays subit une augmentation du nombre de chômeurs à 7,8 millions. Un chiffre qui monte à 9,2 millions lorsqu'on inclut les personnes qui ont cessé de chercher un emploi. De manière inattendue, le produit intérieur brut a baissé durant les trois mois s'achevant à fin mars 2017. Il s’agit d’une deuxième baisse consécutive, synonyme de récession.

 

Les exportations nettes au mois de mai sont restées positives à un peu plus de 5 milliards de rands. Mais on est loin des 11 milliards de rands du mois d'avril, et surtout cet excédent cache une atonie de l'économie, qui s'est caractérisée par une baisse des importations, et aussi une baisse des exportations. Le signe clair d'un ralentissement des investissements et de la production.

Dans la dernière ligne de mauvaises nouvelles concerne la devise sud-africaine (Rand) qui s'est dépréciée légèrement, pénalisant les revenus en dollars, pour les investisseurs étrangers. Les analystes et observateurs suivent désormais l'évolution des investissements étrangers, tant sur le marché des capitaux que les marchés financiers.

 

Mais comme on a pu le voir sur les performances du Johannesburg Stock Exchange ce mardi 13 juin, les indicateurs étaient plutôt bons et globalement dans le vert, avec une progression de 0,5% pour le All Share Index (l’indice qui regroupe toutes les sociétés cotée sur le principal marché financier sud-africain). Le secteur des banques qui a été aux premières lignes des impacts de la récession s'affiche aussi légèrement au vert, tout comme quelques sociétés du secteur de la grande distribution, comme Steinhoff ou Pick n Pay.

 

Une mesure importante cependant de la confiance des investisseurs est celle de l'augmentation de capital annoncée comme étant réussite, de Simbanye Gold, l'un des plus gros producteur d'or en Afrique du sud. Il est parvenu à mobiliser les 13,5 milliards de rands (1 milliard $) nécessaires, au financement de son acquisition américaine. L’initiative a été suivie par ses actionnaires à hauteur de 92%, et les souscriptions ont dépassé l’offre de 492%. L'opérateur minier a d'ailleurs débuté ce mardi sur une hausse de 3,59%. Mais des analystes se montrent sceptiques et font remarquer que le prix de la transaction avait été fixé avant les mauvaises nouvelles, et que les investisseurs ont juste suivi leur plan de placement.

 

L'événement à suivre est donc l'emprunt de 300 millions $, en cours de réalisation par Investec Bank. Il est question de voir si elle recevra le même taux que celui de Nedbank, qui était sur le marché des capitaux au mois de mai dernier. Mais là encore les fondamentaux ne sont pas les mêmes. Investec qui est une banque de services spécialisés sollicite le marché européen, et Nedbank qui est plus générale était allée sur le marché asiatique.

 

  • Africa Investor Summit 2018
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