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(Agence Ecofin) - Selon les agences de notation Standard & Poor’s, Fitch et Moody’s, de gros nuages s’amoncellent au-dessus de l’économie sud-africaine. En effet, la note souveraine du pays pourrait être dégradée si la croissance économique et les performances budgétaires du pays ne s'améliorent pas, a déclaré mercredi le chef de l’agence de notation Standard & Poor’s Afrique subsaharienne. «Nous avons certaines attentes en ce qui concerne la croissance du PIB et en matière de consolidation budgétaire. S'il n'y a rien dans ce sens, cela pourrait certainement dégrader la notation du pays», a déclaré Konrad Reuss.

 

S & P a noté l’Afrique du Sud BBB-, un niveau au-dessus du statut de Junk bond (obligation pourrie) avec une perspective négative. De plus, Reuss a souligné que certains signes d'affaiblissement des institutions qui pourraient éventuellement avoir un impact sur le cadre politique pourraient également exercer une pression sur les notations. L’agence de notation fait ainsi allusion aux luttes intestines au sein de l’ANC qui pourraient faire échouer les efforts du gouvernement à améliorer la mise en œuvre de politiques éfficaces. En effet, L'ANC se choisira un nouveau leader dès décembre.

Vu la domination du parti sur la scène politique depuis la fin de l’arpatheid, ce leader deviendra quasi-certainement le prochain président de l'Afrique du Sud lors des élections en 2019.

 

De plus, l'Afrique du Sud est également confrontée à aux baisses chroniques des notations des agences Fitch et de Moody's. Le Trésor a déjà averti qu’une dégradation de la note du pays pourrait hausser les coûts de ses emprunts, faire chuter considérablement sa monnaie et inhiber la croissance déjà malade.

 

Fitch note l'Afrique du Sud BBB-, son indice d'investissement le plus bas, avec une perspective négative. La notation de Moody's est Baa2, deux niveaux au-dessus de la catégorie de sous-investissement, également avec une perspective négative.

 

Par ailleurs, selon les analystes, l'économie sud-africaine étant toujours alimentée à 60% par son secteur des ressources, elle devra commencer à se concentrer davantage sur sa diversification. Le Dr Martyn Davies, de Deloitte, a invité le ministre des finances à penser privatisation au cours de cette année. « Le capital privé est la plus grande force de développement et ce que nous voyons est une croissance léthargique, un manque d'agilité, d'innovation et un manque d'économies à haut rendement sur notre continent - en grande partie et presque entièrement en raison de la mauvaise gestion des actifs publics », a-t-il expliqué.

 

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