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(Agence Ecofin) - S’exprimant devant un panel d’entrepreneurs, le secrétaire d’Etat zimbabwéen aux Finances, George Guvamatanga, a exclu la possibilité d'adopter à nouveau le dollar américain. Selon le responsable, c’est une « erreur » que le Zimbabwe ne refera pas.

 

Alors que le pays traverse une crise économique inquiétante, le gouvernement zimbabwéen a réaffirmé via son secrétaire d’Etat aux Finances, qu’il ne retournera pas au dollar américain. Les autorités veulent maintenir leur confiance en la monnaie nationale, le dollar zimbabwéen, qui a enchaîné plusieurs mauvaises performances depuis sa réintroduction.

S’exprimant devant un collège d’entrepreneurs, George Guvamatanga a indiqué que l’abandon de la monnaie nationale au profit de devises étrangères sous le régime de l’ancien président Robert Mugabe avait été le résultat d’une mauvaise décision. D’après lui, le gouvernement du président Emmerson Mnangagwa ne refera pas la même erreur et fera confiance à sa monnaie nationale.

« Nous allons construire cette économie sur la base du dollar zimbabwéen. La monnaie locale va servir d’ancrage au budget », a-t-il indiqué dans des propos relayés par Bloomberg. La semaine dernière, les autorités ont présenté un plan de dépenses 2021 estimé à 421,6 milliards de dollars zimbabwéens.

 

Pour rappel, le Zimbabwe a réintroduit sa propre monnaie en 2019, après que celle-ci a été remplacée pendant 10 ans par un panier de monnaies étrangères, dont la principale est le dollar américain. Cette décision avait été prise à l’issue de la grande période d’hyperinflation qu’a connue le pays et qui a contribué à mettre l’économie nationale à terre.

 

Aujourd’hui, de nombreux observateurs redoutent que cette période d’hyperinflation se reproduise, vu l’accélération récente de la croissance des prix au Zimbabwe. En juillet 2020, l’inflation avait culminé à 837,5 % avant de progressivement ralentir pour atteindre les 471,3 % en octobre. D’après la Banque centrale, cette tendance à la baisse se poursuivra jusqu’en 2021.

 

Notons que le gouvernement s’attend à une contraction de 4,1% de l’économie en 2020, avant une augmentation de 7,1% en 2021.