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Biopharm, l’un des importants producteurs pharmaceutiques en Algérie, va céder 20% de son capital via la Bourse d’Alger le 6 avril prochain, a annoncé hier le directeur général de cette entreprise, Abdelouahed Kerrar.

 

« La période de souscription, c'est-à-dire de mise en vente de nos titres de capital, s'étalera sur dix jours, du 13 au 23 mars prochain », a précisé M. Kerrar lors d’un point de presse tenu à son unité de production à Oued Semar Alger.

 

Cette entrée en Bourse sous forme d’offre publique de vente (OPV) représente 20% du capital social de l’entreprise, soit 5 millions d’actions pour une valeur de plus de 6 252 859 357 DA. Une OPV est une opération par laquelle un ou plusieurs actionnaires s’engagent à céder une quantité de titres déterminés à un prix fixe au profit d’un public dans un marché foncier. Cette opération est souvent utilisée pour les entrées en Bourse et les privatisations. Le prix fixe de l’offre est de 1225 DA/action pour le public et de 1102.5 DA pour les salariés.

 

La Banque extérieure d’Algérie (BEA) va piloter l’opération de l’introduction en bourse qui sera lancée officiellement le 6 avril prochain. « Cette introduction nous permettra de renforcer notre système de gouvernance et de poursuivre le développement de l’entreprise », a expliqué le premier responsable de Biopharm.

 

Par ailleurs, M. Kerrar est longuement revenu sur les perspectives de son entreprise pour l’année 2016. « Nous projetons d’augmenter notre capacité de production de 34 à 40 millions de boîtes de médication pour l’année en cours et de développer une vingtaine de nouveaux produits », a-t-il indiqué.

 

Un chalenge que l’entreprise compte relever suite à l’acquisition récemment d’une nouvelle ligne de production. Dotée d’une technologie hautement pointue, cette ligne a été importée par Biopharm pour une valeur de 1 300 000 euros. Le groupe pharmaceutique affiche également l’ambition de conquérir le marché européen. « Nous sommes en pleine négociation avec nos homologues étrangers pour la création d’un site de production alternatif à des fabriquants internationaux »,a-t-il dit. Par cette démarche, explique l’intervenant, nous voulons nous faire connaître dans les marchés européens.

 

Le même responsable a fait savoir en outre que son groupe a pu obtenir un agrément de l’agence française du médicament pour exporter vers la France certains médicaments fabriqués localement. Il s’agit notamment du médicament Peridys pour le traitement des maladies gastriques. Un contrat a également été signé avec le géant indien des médicaments génériques CIPA pour créer une joint-venture, a fait savoir M. Kerrar. A noter que le groupe Biopharm revendique 13% du volume de médicaments écoulés en Algérie.

 

En 2014, il a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 400 millions d’euros et un bénéfice net de près de 32 millions d’euros, selon la même source. La Bourse d’Alger, qui ne compte que quatre sociétés cotée, pourrait enfin entamer sa sortie d’une très longue léthargie, une deuxième introduction étant programmée pour le second trimestre de cette année. Il s’agit de la Société des ciments d’Aïn El Kebira qui va céder via la Bourse 35% de son capital social.

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