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(Agence Ecofin) - Depuis plusieurs années, le régulateur du marché financier algérien se plaint de « la léthargie et la faiblesse endémique » qui caractérisent la Bourse d’Alger. Cette situation s’est aggravée en 2020 avec l’arrivée de la covid-19.

 

L’activité globale sur la Bourse d’Alger a connu une baisse importante en 2020. Le volume des échanges en bourse a chuté de 64,83 % tandis que leur valeur a diminué de 68,48 %, a appris l’Agence Ecofin du rapport annuel 2020 publié fin mars 2021, par le régulateur du marché financier algérien.

 

Si « les effets économiques de la pandémie de la covid-19 » sont pointés du doigt par la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de bourse (Cosob) comme une cause de cette baisse du niveau d’activité, l’institution dénonce principalement « la léthargie et la faiblesse endémiques qui caractérisent la Bourse d’Alger, en raison du manque de profondeur du marché et d’attractivité pour les entreprises et les investisseurs ».

En 2018 et en 2019, l’organisme de régulation avait suggéré à la place boursière algérienne de procéder à un important travail de démarchage, vulgarisation de l’activité boursière et d’éducation financière, afin de remédier à cette situation. La Cosob avait explicitement conseillé à la Bourse d’Alger de communiquer de manière régulière sur l’activité d’animation du marché, les mécanismes de liquidité entre autres.

 

La Cosob dans son rapport de 2020 fait savoir que la Bourse a perdu en une année 4,23 % de sa capitalisation boursière, du fait de la baisse des transactions sur le marché. « Comparativement au PIB, la capitalisation boursière représente un peu plus de 0,1% du PIB en 2020 », explique le régulateur qui s’inquiète de la contribution « insignifiante de la Bourse d’Alger dans le financement de l’économie ».

 

Depuis plusieurs années déjà, l’activité sur le marché des obligations est morose. La dernière émission d’emprunt obligataire coté en bourse remonte à 2009, et l’échéance du dernier emprunt obligataire cotée remonte à 2016.

 

Sur le marché obligataire hors bourse, la situation est différente. Quatre emprunts obligataires sont en effet en circulation, dont deux du Fonds national d’investissement. Sur le compartiment des actions, les échanges ont chuté de 68,5 % en 2020.