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(Agence Ecofin) - En 2019, dans le sillage de l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, la RDC avait déposé une demande officielle d’adhésion à l’EAC. Ce mardi, les chefs d’Etat de l’institution se sont réunis en sommet extraordinaire pour définitivement marquer l’entrée de Kinshasa au sein de l’organisation.

 

La République démocratique du Congo (RDC) vient d’être admise au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC). L’annonce a été faite par l’institution, dans un communiqué publié à l’issue d’un sommet virtuel qui s’est tenu ce mardi 29 mars.

 

Cette nouvelle adhésion fait de la RDC, le 7e pays membre de l’organisation après le Burundi, le Kenya, le Rwanda, le Soudan du Sud la Tanzanie et l’Ouganda. Elle est le fruit d’un processus entamé en 2019, avec la transmission officielle de la demande d’adhésion de la RDC à l’institution qui représentait cette même année, un PIB combiné d’environ 193 milliards $ pour une population estimée à 177 millions d’individus.

 

 

Dès son arrivée au pouvoir, le président Félix Tshisekedi (photo) avait indiqué que l’un des objectifs de son mandat à la tête de la RDC serait l’intégration à ce bloc économique et commercial est-africain. L’objectif pour le dirigeant était de permettre à son pays de bénéficier des avantages qu’offre une telle intégration sous-régionale non seulement dans le cadre de la circulation des personnes et des échanges de biens, mais également dans les domaines sécuritaire et politique. Ces derniers mois, Kinshasa avait ainsi conclu de nombreux accords avec ses voisins de l’EAC, afin de participer aux projets de transports inter-Etats en cours de mise en œuvre dans la région.

 

 

De son côté, la RDC, deuxième pays le plus grand d’Afrique en termes de superficie, et disposant d’importantes ressources minières, représente une entrée de choix pour l’EAC, qui devrait désormais bénéficier d’une façade maritime sur la côte ouest de l’Afrique, via la ville portuaire de Banana.

 

 

« L'EAC s'étend désormais de l'océan Indien à l'océan Atlantique. Ce qui rend la région compétitive et facile d'accès à la plus grande zone de libre-échange continentale africaine », a à cet effet indiqué Peter Mathuki, secrétaire général de l’institution. De son côté, Uhuru Kenyatta, président en exercice de l’organisation, a salué « une étape importante dans l'histoire de l'intégration de la région ».